Une meilleure gestion pour plus d’actions

Remettre un peu de clarté dans le débat
 

 

À l’approche des prochaines prises de parole sur la situation financière de Wittenheim, il me paraît utile de rappeler quelques évidences.
 

➤ Gérer une commune, ce n’est pas uniquement manier des tableaux Excel ou aligner des ratios comptables.

 

Si être un bon maire se résumait à être expert en finances publiques, alors nos villages et nos villes, dans tout l’Hexagone et en Outre-mer, ne seraient dirigés que par des spécialistes budgétaires.


Ce n’est évidemment pas le cas — et heureusement.

 

 

Un maire, c’est avant tout une vision, une capacité à impulser, à prioriser, à décider et à assumer.
 

➥ Il s’appuie sur des services compétents, sur une direction financière, sur des cadres administratifs formés.
➥ La compétence financière existe dans l’appareil communal.

Le rôle de l’élu est de fixer le cap.
 

📉 Oui, le contexte national est tendu. Oui, les subventions évoluent. Oui, les décisions gouvernementales ont un impact sur les collectivités. Mais ces réalités concernent l’ensemble des communes françaises.

Elles ne sauraient, à elles seules, expliquer l’absence de concrétisation de certains projets pourtant annoncés.
 

📉 Oui, le COVID a bouleversé beaucoup de choses. Il a ralenti des dynamiques, retardé des calendriers, modifié des priorités.
Mais il ne peut pas devenir un argument permanent pour justifier l’immobilisme ou l’abandon de projets structurants.
 

La gestion financière d’une commune repose sur trois piliers simples :

  • la sincérité budgétaire,
  • la capacité d’anticipation,
  • et le courage d’investir quand c’est nécessaire.
     

Se réfugier derrière la conjoncture, dramatiser la situation ou multiplier les discours alarmistes ne remplace ni une stratégie claire ni une volonté d’agir.
 

Les habitants de Wittenheim méritent un débat apaisé, factuel et transparent.

Ils méritent aussi qu’on leur dise la vérité : toutes les communes font face aux mêmes contraintes nationales.
 


La différence se fait dans la capacité à piloter, à arbitrer et à transformer les contraintes en opportunités.

 


 

Parler des finances publiques est sain. Les instrumentaliser l’est beaucoup moins.